Augmentation des prix de l’énergie et rénovation énergétique, quelle stratégie adopter ?

Nous sommes dans une dynamique de hausse du coût de la vie, marquée par une inflation au plus fort (5,6% d’inflation en 2022 selon les estimations de la banque de France). Le prix des énergies sont fortement marqué par ces hausses, touchés notamment par le conflit russo-ukrainien.

Notre principal poste de dépenses d’énergie est le logement. Comment maitriser les dépenses de celui-ci ? Que mettre en place ?

Le point sur les énergies

Augmentation des tarifs

A ce jour, le prix de l’électricité conventionné a augmenté de 0,5% en août 2021, puis de 3,9% en février 2022. L’Etat a mis en place un bouclier tarifaire, permettant un blocage du prix de l’électricité au 1er septembre 2022.

Néanmoins, les prix du gaz entrant directement dans la formation du prix de l’électricité, des effets d’annonce haussiers sur les prix de l’électricité sont actuellement vus dans la presse. Cela pourrait avoir un impact sur le prix de l’électricité pour les particuliers à terme.

Côté gaz, les augmentations successives des tarifs réglementés de 2021 (cf graphique ci-contre) ont amené l’état à légiférer afin de bloquer celui-ci jusqu’au 31 décembre 2022.

Ci contre : les récentes évolutions des prix du gaz et électricité par mois.

Incertitudes sur les capacités à alimenter en énergie

La guerre entre la Russie et l’Ukraine a bousculé la capacité d’approvisionnement en gaz pour l’hiver 2022/2023, c’est le constat que fait la commission de régulation des énergies dans un récent article. Dans le même temps, de nombreux réacteurs nucléaires sont mis en arrêt pour cause de corrosion, ce qui entraine une incertitude sur les capacités d’EDF à les remettre en service pour l’hiver.

Ces deux tendances questionnent nos capacités à fournir et/ou produire de l’énergie pour cet hiver, où la demande est la plus forte.

Mesurer l’impact sur sa facture

Si votre logement est alimenté au gaz et/ou à l’électricité, vous pouvez dès à présent anticiper les évolutions tarifaires à venir.

En effet, le médiateur de l’énergie a mis à disposition des outils pour calculer l’évolution des tarifs règlementés sur ces factures de gaz et d’électricité.

Pour l’électricité :

https://calculettes.energie-info.fr/calculettes/evolution-electricite

Pour le gaz :

https://calculettes.energie-info.fr/calculettes/evolution-gaz

Simulation de hausse avec un cas concret :

La famille Dupont, constituée de 4 personnes, habite une maison chauffée au gaz de ville. Il s’agit d’une vieille maison de 100 m2, dont le DPE indique la classe énergétique E. (Pour information, le barème du DPE va de A, maison parfaitement isolée, à G, maison considérée comme une passoire énergétique)

La consommation estimée (incluant chauffage et eau chaude sanitaire) est d’environ 23 100 kWh par an, soit environ 1900 m3 de gaz. Sur un an, l’augmentation constatée est de 432€, soit 23% de la facture.

Quelles stratégies adopter

Opter pour des éco-gestes

Les éco-gestes sont des actions qui permettent de réduire efficacement ses consommations d’énergie et d’eau chez soi. C’est donc une démarche intéressante autant sur les plans économique qu’écologique.

Un exemple d’éco-geste : installer des rideaux épais aux fenêtres des pièces chauffées.

« Saviez-vous que les rideaux épais et la yourte mongole ont quelque chose en commun ? »

En effet, comme la yourte mongole, les rideaux épais se réchauffent plus vite en surface au contact de l’air chaud. Cela se traduit par une augmentation du confort à l’intérieur du logement !

Pour plus d’informations sur les éco-gestes à adopter chez soi, vous pouvez consulter ce guide écrit par le CLER. Vous pourrez balayer 100 éco-gestes du salon à la salle de bain, de la cuisine aux chambres.

Réduire le besoin en énergie en isolant

La chasse « aux gaspis » peut se mener en parallèle d’une réflexion de fond sur l’isolation de son logement.

« Mais pourquoi isoler ? En quoi cela va m’aider ?»

L’isolation a pour objectif de limiter les besoins de chauffage en hiver, mais aussi de climatisation en été ! Une comparaison facile pour le logement isolé serait celle de la gourde thermos qui garde la chaleur ou fraicheur pendant une très longue durée, quelle que soit la température extérieure.

Le système de chauffage, correctement dimensionné, viendra faire l’appoint de calories nécessaires pour atteindre la température de consigne désirée.

Cette action permet de réduire ses consommations et donc ses factures énergétiques.

Simulation avec un cas concret

La même famille Dupont, n’aurait besoin que de 5100 kWh / an dans le cas d’une maison avec une étiquette DPE à B. Elle paierait 674€ de facture de gaz sur l’année, soit une diminution par un facteur 3,4 par rapport à une étiquette DPE à E.

Conclusion

Le conflit russo-ukrainien ainsi que les récents problèmes des centrales nucléaires marquent une augmentation très forte des prix des énergies. Ceci s’inscrit dans une dynamique de hausse légère, année après année, du coût des énergies.

Naturellement, cela amène à se questionner sur la meilleure stratégie à adopter pour se prémunir de factures qui vont aller en augmentant elles aussi, autant pour les besoins de chauffage en hiver que pour les besoins de climatisation en été.

Deux leviers sont très clairs à ce jour : adopter des éco-gestes & rénover énergétiquement son logement.

Vous cherchez un interlocuteur pour mieux qualifier votre besoin dans cette optique ?

N’hésitez pas à prendre contact avec nos services :